Retour sur ma Formation.

C’est avec un peu de nostalgie, que je souhaite vous parler de ma formation de Savonnière. Car voilà déjà 3 ans que je l’ai terminé.
Alors petit feedback sur ma formation de savonnière dispensée par l’UESS, que j’ai eu grand plaisir à suivre.

1/ Les prémices de la savonnière.

J’ai commencé en faisant des crèmes et des sérums pour mon mari et pour moi-même. Et voilà que je jette mon dévolue sur le savon. Mais pas n’importe quel savon. Et surtout un ras-le-bol de ne pas comprendre la composition des cosmétiques qu’on utilise.

Alors je m’informe sur son mode de fabrication, sur les consignes de sécurité et sur le matériel à avoir.
Et une fois tout le matériel et toutes les matières premières sous la main, me voilà lancée… je fais un savon, deux savons, trois savons…

Mes amies (qui sont également mes testeuses) me conseillent, m’incitent et me motivent pour que je commercialise mes produits… mais voilà, la question : ai-je vraiment le droit ?
Car créer des cosmétiques pour soi-même n’a pas le même impact que de les commercialiser. Et moi je n’ai pas les épaules, ni l’expériences de L’Oréal.
Enfin c’est ce que je me suis dit, au début. Mais en fait, L’Oréal aussi à dû commencer en bas de l’échelle. Non.

Alors nouvelles recherches. Et là je tombe sur la formation de savonnier, dispensée à l’UESS (Université Européenne des Saveurs et des Senteurs). Là j’ai des étoiles dans les yeux…

2/ Découverte de Forcalquier.

Donc me voilà parti pour 10 jours, direction Forcalquier.

Avec un mélange d’émotion dans le ventre et dans la tête. Oui je suis très émotive, il parait que c’est une qualité…euh ! je suis dubitative.

Donc avec l’euphorie et l’envie d’enfin pouvoir suivre cette formation. Le stress et la peur de sortir de ma zone de confort. Puis la tristesse et la culpabilité de laisser mes filles, qui avaient en 2018, 8 ans et 5 ans.
Voilà une vraie mixture d’émotions.

Mais passée tout ça, j’ai découvert une très belle ville, ou plutôt une « cité comtale ». Toute en pierre, comme figée dans le temps, loin du stress et de l’agitation de notre époque. Avec sa citadelle et sa chapelle perchée sur la colline.

Notre centre de formation se trouvait dans le Couvent des Cordeliers, un lieu d’une toute beauté. Un vrai havre de paix.

3/ La formation.

Il est vrai que la formation de savonnier à l’UESS est très demandée. J’ai dû attendre presque 10 mois avant d’avoir une place, mais je ne regrette pas d’avoir était aussi patiente.


1ère semaine

Alors sur la première semaine, rien de très passionnant. Enfin rien de passionnant pour vous, car pour moi c’est la base. C’est par là que tout commence, c’est le plus gros du travail : la réglementation.

Le règlement 1223/2009 CE, le dossier information produit avec le rapport d’évaluation de la sécurité, les bonnes pratiques de fabrication…
Toutes ces choses qui sécurisent le consommateur.
La réglementation donne au producteur des lignes directives à suivre. Ces lignes directives nous permettent de mettre en place une traçabilité des produits, d’avoir une méthode de fabrication aux normes. Elles nous aident également à créer un laboratoire aux normes cosmétiques et nous demandent de faire valider nos produits par un évaluateur.

Comment vous dire qu’à ce moment-là, ma savonnerie n’aurait certainement pas vu le jour.
La réglementation était tellement pesante, et les normes cosmétiques pour la création d’un laboratoire bien difficile à mettre en place…
Mais mon mari croyait tellement en mon projet (il est trop fan de mes produits) qu’il a eu la motivation pour deux. Et il a décidé de créer mon laboratoire à la maison.

Re-boostée à bloc, il ne me restait plus qu’à faire la partie la plus stimulante de la formation : la création d’un savon.


2ème semaine

En plusieurs binômes, nous voilà partie dans des calculs de recettes de savons.
Quelles huiles végétales utiliser, comment calculer la lessive de soude, et le surgras. Ensuite viennent les couleurs et les odeurs, que choisir … oxyde, argile, huiles essentielles …

On apprend des techniques de marbrage : le funnel, one pot, le marbrage de surface ou le marbrage de la ligne.

Après le contrôle de notre recette par notre formateur (et oui, il va vérifier si notre calcul de soude est correcte et si la concentration de chaque huiles essentielles ne dépasse pas les limites autorisées).
Donc après vérification, le feu vert nous est donné pour la fabrication.

Et là c’est l’explosion d’odeur et de couleur.
On s’extase sur la quantité d’huiles essentielles mis à notre disposition, nos yeux pétillent à chaque émulsion de pâte à savon et on est en admiration sur chaque techniques de marbrage utilisées.
Le tout dans un laboratoire démesurément beau, grand et lumineux.

Et que dire de cette atmosphère particulièrement apaisante qui règne sur le labo.

Voilà nos savons terminé, il nous reste à attendre que la pâte durcisse pour les démouler.

Mais pendant ce temps on apprend à rédiger une étiquette, avec les mentions obligatoires, ainsi que les noms INCI (Nomenclature Internationale des Ingrédients Cosmétiques). Vous savez les noms barbares qu’on ne lit jamais…

Et bien ces petits noms, on va déjà les apprendre.
Donc savoir que chaque corps gras à un nom INCI. Et que la saponification de ce même corps gras donne un autre nom INCI ainsi que de la glycérine…
Oui à ce stade je comprends pourquoi on ne lit jamais cette liste d’ingrédient.
Mais ce n’est pas tout, car il va falloir déterminer leur proportion dans le savon et les noter dans l’ordre décroissant.

Mais dans la pratique, je vous rassure, notre formateur nous a donner un tableau pour bien calculer tout ce petit monde.
C’est un tableau qui calcul la masse molaire (mole) et qui détermine la part de sodium (corps gras saponifié) et la part de glycérine pour chaque corps gras.

OUF sauvé. Je ne me voyais pas passer un diplôme de Chimie.


Et pour terminer, le DE-MOU-LA-GE

Et voilà avec quoi je suis revenu de ma formation.

Avec une valise pleine de belles rencontres, pleine d’envies, et de motivation. Et pleine de merveilleux savons.

Un grand MERCI au centre de formation l’UESS, à nos 2 formateurs Laurent BOUSQUET et Laurence GALLY.
Merci pour cette formidable formation. Merci de m’avoir donné toutes les clés pour avancer et faire aboutir mon projet.


Et merci aux filles qui ont fait la formation avec moi, et à celles qui ont su mettre une superbe ambiance dans le groupe.
Un groupe composé uniquement de filles, mais c’est ce groupe qui à apporté de la bienveillance et du bien-être, à tous les participants, lors de cette formation. MERCI.

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1 Comment

  1. Perrine says:

    Trois semaines formidables ! Ça me fait sourire de lire ton ressenti, tes appréhensions, tes interrogations, tes aspirations ; on avait visiblement toutes les mêmes en arrivant à Forcalquier.
    Chavonnes bien !
    Des bises.

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